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Solitaire Klondike

Le Klondike, c’est le solitaire que tout le monde appelle simplement « le solitaire », celui qui était sur tous les ordinateurs des années 90. Joué à l’instinct, on en gagne environ une sur trois. Entre ce chiffre et le double, il y a deux ou trois décisions par partie, et elles paraissent toutes inoffensives.

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La donne et le déroulement

Sept piles en ligne : la première avec une carte, la deuxième avec deux, jusqu’à la septième avec sept. De chaque pile, seule la dernière carte est visible. Les cartes restantes forment la pioche.

On se déplace dans deux directions :

Chaque fois que vous libérez la dernière carte cachée d’une pile, elle se retourne : c’est le vrai moteur de la partie.

Dans cette version on pioche une carte à la fois et on dispose de trois passages dans le talon. C’est la variante la plus permissive du Klondike, celle où la part de donnes gagnables est la plus élevée. Le record enregistré est le nombre de coups avec lequel vous avez bouclé un solitaire : moins il y en a, mieux c’est.

Les règles de stratégie qui comptent

Découvrir les cartes cachées passe avant tout. Entre deux coups possibles, prenez toujours celui qui retourne une carte face cachée, et parmi ceux-là celui qui libère la pile ayant le plus de cartes cachées. Les longues piles sont celles qui peuvent bloquer la partie : il faut les démonter tôt, tant qu’il reste des options.

N’envoyez pas tout aux fondations. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Une carte basse en fondation ne revient pas, et un 4 rouge peut être l’appui dont un 3 noir a besoin. Montez une carte quand elle ne sert plus à personne : en pratique, quand les deux cartes de couleur opposée et de valeur inférieure sont montées elles aussi.

Un emplacement vide vaut plus qu’un coup. Mais seulement si vous avez un roi à y mettre, ou la certitude qu’il arrive. Vider une pile sans le roi sous la main, c’est avoir bloqué une colonne pour rien.

Réfléchissez avant de piocher. Piocher change la carte disponible et, aux passages suivants, l’ordre dans lequel les cartes du talon reviennent. Épuiser les coups sur la table avant de toucher la pioche garde les options ouvertes plus longtemps.

Attention au troisième passage. Avec seulement trois passages, les cartes du talon que vous ne parvenez pas à placer ont un nombre limité d’occasions. Si une carte vous est nécessaire et que vous la laissez passer deux fois, la troisième est la dernière.

Quand une partie est perdue

Toutes les donnes ne sont pas gagnables : en piochant une carte à la fois, environ 20 à 25 % n’ont aucune solution, quoi que vous fassiez. Le signe typique, ce sont deux ou trois rois dans les positions basses des longues piles, sans moyen de les atteindre. Le reconnaître et recommencer est un choix légitime — et c’est aussi pourquoi le record ici est un nombre de coups et non un nombre de parties gagnées.

Questions fréquentes

Combien de parties gagne-t-on en jouant bien ?

En piochant une carte avec trois passages, un joueur attentif en gagne environ la moitié ; en jouant à l’aveugle on tombe bien plus bas. La différence tient presque entièrement à la règle « découvrez d’abord les cartes cachées ».

Pourquoi ne pas monter tout de suite aux fondations ?

Parce que la fondation est à sens unique. Un 2 monté trop tôt laisse l’as d’une autre couleur sans son appui, et la partie se bloque dix coups plus tard, quand vous ne faites plus le lien entre les deux.

Peut-on déplacer des groupes de cartes ?

Oui, à condition qu’ils soient déjà en suite décroissante à couleurs alternées. C’est la façon normale de libérer les cartes cachées sous une longue pile.

Pourquoi ce nom de Klondike ?

Du Klondike canadien, la région de la ruée vers l’or de la fin du XIXe siècle : le solitaire se serait répandu parmi les chercheurs d’or.

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